La certification DGAC : critère non négociable
En France, tout vol de drone professionnel est soumis au règlement européen UAS (Unmanned Aircraft Systems), transposé en droit français. Selon la catégorie d'opération (ouverte, spécifique, certifiée), des exigences différentes s'appliquent. Pour les missions professionnelles complexes — vols en milieu urbain, vols au-dessus de personnes, vols hors vue — la catégorie spécifique est la règle. Elle exige un enregistrement de l'opérateur auprès de la DGAC et, pour les scénarios standard STS-01 et STS-02, une formation et une attestation de compétence du télépilote.
Vérifiez systématiquement que votre prestataire est enregistré auprès de la DGAC (numéro FR-xxx visible sur son site ou sur demande). Un opérateur qui n'affiche pas clairement ses accréditations ou qui prétend que les démarches réglementaires sont « inutiles pour une petite mission » est un signal d'alarme. Consultez notre guide sur la réglementation drone professionnelle 2026 pour comprendre les exigences en détail.
Checklist pour choisir un prestataire drone
- Numéro d'enregistrement DGAC (opérateur UAS)
- Attestation de compétence du télépilote (STS-01/STS-02 ou équivalent)
- Assurance RC Professionnelle spécifique drone (minimum 1 000 000 €)
- Matériel professionnel adapté à la mission (caméra, capteur thermique, etc.)
- Références vérifiables et exemples de livrables
- Capacité à gérer les démarches réglementaires (Géoportail, DSNA, préfecture)
- Rapport livré dans les délais convenus et format utilisable
L'assurance : une garantie pour vous
Un drone est un aéronef. En cas d'incident (chute, collision), les dommages peuvent être importants (blessure, dommage matériel, interruption d'activité). L'assurance RC Professionnelle est obligatoire pour tout vol de drone et doit couvrir explicitement l'activité de drone. Une assurance habitation ou auto ne couvre pas un drone professionnel en vol. Demandez toujours une attestation d'assurance avant de confier une mission. AQUILAX est assuré en RC Professionnelle auprès d'Allianz Global Corporate and Specialty SE à hauteur de 1 000 000 € de garantie.
Le matériel : adapté à votre mission ?
Un drone de loisir (DJI Mini 3 Pro, par exemple) ne produit pas les mêmes données qu'un drone professionnel (DJI Matrice 4T avec capteur thermique FLIR radiométrique). Pour une mission de thermographie, un capteur thermique non radiométrique ne donne que des images colorisées sans valeur de mesure réelle. Pour un relevé topographique, un drone sans RTK ou sans points de calage GCP ne peut pas garantir une précision centimétrique.
Demandez à votre prestataire de détailler le matériel qu'il utilisera pour votre mission et les caractéristiques techniques des capteurs. Un prestataire sérieux saura vous expliquer pourquoi tel matériel est adapté à votre besoin. Consultez notre page équipements pour voir notre matériel en détail.
Les livrables : ce que vous recevrez réellement
Avant de signer, clarifiez précisément ce que vous recevrez à la fin de la mission : format des fichiers (JPEG, GeoTIFF, LAS, PDF), délai de livraison, nombre d'images, présence ou non d'un rapport de synthèse, annotations sur les photos ou non, géoréférencement ou non. Un opérateur peu structuré peut livrer un dossier de photos brutes non annotées en ZIP sans aucune explication — ce qui n'a que peu de valeur opérationnelle. Consultez notre guide sur les livrables d'une mission drone pour savoir ce qu'il est raisonnable d'attendre.
Les références et l'expérience sectorielle
Un opérateur drone généraliste et un opérateur spécialisé en inspection thermique de bâtiments ne produiront pas le même résultat sur une mission d'audit énergétique. Vérifiez que votre prestataire a de l'expérience dans votre secteur (BTP, immobilier, énergie, industrie) et qu'il peut vous fournir des exemples de missions similaires. Les avis clients, les références vérifiables et les exemples de rapports sont les meilleurs indicateurs de la qualité d'un prestataire.
Questions fréquentes
Comment vérifier la certification DGAC d'un opérateur drone ?
Vous pouvez demander à l'opérateur son numéro d'enregistrement UAS auprès de la DGAC (format FR-xxx) et son attestation de compétence de télépilote. Ces documents peuvent être vérifiés auprès de la DGAC. Un opérateur sérieux les fournit sans hésitation.
Quelle assurance minimum exiger d'un prestataire drone ?
L'assurance RC Professionnelle couvrant l'activité drone est obligatoire. Le minimum légal est défini par le règlement européen. En pratique, pour des missions sur sites industriels ou en milieu urbain, une garantie d'au moins 1 000 000 € est recommandée. Demandez systématiquement l'attestation d'assurance avant toute mission.
Un prestataire drone doit-il gérer les démarches réglementaires à ma place ?
Oui. C'est la responsabilité de l'opérateur de gérer toutes les autorisations nécessaires à la mission : déclaration Géoportail, coordination DSNA pour les zones contrôlées, notification préfectorale. Si un prestataire vous demande de gérer ces démarches vous-même, c'est un signe de manque de professionnalisme.
Comment comparer des devis de prestataires drone ?
Comparez les devis sur les mêmes critères : matériel utilisé (modèle de drone, type de capteur), livrables précis (format, résolution, rapport), délai de livraison, assurance incluse, gestion des démarches réglementaires. Un devis moins cher qui ne précise pas ces éléments cache souvent des lacunes.
Faut-il un contrat écrit avec un prestataire drone ?
Oui, toujours. Le contrat (ou bon de commande détaillé) doit préciser : description de la mission, matériel utilisé, livrables attendus avec format et délai, tarif HT, conditions de report pour météo défavorable, assurance du prestataire. Un devis accepté par mail peut avoir valeur de contrat, mais un document signé est préférable pour les missions importantes.